Familles de Provence : quand ce qui nous tient finit par nous retenir
Beaucoup ont grandi avec une maison de famille quelque part entre le Luberon et le Comtat Venaissin : un mas au bout d’un chemin de terre blanche, une maison de village aux volets délavés, des repas du dimanche qui s’étirent jusqu’au soir. Cette solidité est une richesse. Elle a aussi son revers : on n’ose pas décevoir, on se tait pour préserver la paix, et les non-dits se transmettent parfois mieux que les meubles.
De ces liens naissent des situations rarement simples :
- une succession qui éloigne des frères et sœurs autrefois proches, autour d’une maison que personne ne veut vendre ni ne peut entretenir ;
- une maison reprise après un deuil, où l’atmosphère reste lourde et où l’on n’arrive pas à se sentir chez soi ;
- un couple que l’une des deux familles accepte mal, et qui s’use à force de devoir se justifier ;
- une séparation que tout l’entourage commente au fil des repas, au point qu’on ne sait plus très bien ce qu’on ressent soi-même.
Mon rôle n’est ni de trancher à votre place ni de prendre parti contre un absent. Je vous écoute, je lis les cauris, et nous cherchons ce qui peut s’apaiser de votre côté : une parole à dire, une limite à poser, un geste pour refermer une période.
Pour une maison chargée de souvenirs difficiles, je vous transmets par exemple un rituel de purification des lieux à accomplir vous-même, pièce par pièce. Quand deux familles tirent chacune de leur côté, le travail sur l’harmonie du couple permet de séparer ce qui vous appartient à deux de ce qui revient aux autres. Et après une rupture, avant de parler de rituel, nous démêlons votre propre désir de la pression de l’entourage.
Des gestes de tradition qui se répondent
En Provence, nombre de familles sèment encore le blé de la Sainte-Barbe : le 4 décembre, quelques grains posés sur du coton humide, dans des coupelles que l’on regarde verdir jusqu’à Noël. S’il lève dru, dit-on, l’année sera bonne. Le geste n’a rien de spectaculaire, et c’est précisément ce qui fait sa force : une intention, un peu d’eau, de la patience.
La tradition dans laquelle je me suis formé, transmise oralement auprès des anciens en Afrique de l’Ouest, procède du même esprit : des prières et des récitations, une bougie, de l’eau, du sel, des plantes pour un bain à préparer chez soi, des protections symboliques. Rien qui fasse peur, rien qui contraigne qui que ce soit. Si vous avez grandi avec ces gestes-là, ma démarche vous semblera moins lointaine qu’on pourrait le croire.
Consulter depuis le Vaucluse, à l’abri des oreilles
Dans une maison où plusieurs générations se croisent, trouver un moment à soi demande parfois un peu d’organisation : un appel pendant la promenade du chien, un créneau à la pause de midi, une visio le soir, porte fermée. Si vous le souhaitez, je ne laisse ni message vocal ni SMS ; ce que vous me confiez reste entre nous.
Les modalités et le tarif vous sont annoncés avant que vous ne vous engagiez, et rien ne vous sera imposé ensuite. Si vos affaires ou votre famille vous mènent à Paris, le cabinet du Kremlin-Bicêtre peut aussi vous recevoir, sur rendez-vous. Pour me présenter votre situation, le formulaire de contact reste le point de départ le plus simple : quelques lignes suffisent.



